La jour d’après nous allâmes visiter d’autres gorge sur le chemin, Adcock et Galvans gorge. C’était deux cascades qui étaient totalement différentes de celles de Bell Gorge.

Réveil au freecamp proche d'adcock et galvans gorge

Nous avions un peu roulé la veille après la visite de Bell Gorge et nous avions trouvé un petit freecamp proche de Adcock Gorge. Nous savions que nous aurions très peu de kilomètre à faire le matin pour arriver sur le site.

Comme souvent au réveil, les oiseaux étaient actifs. Il y avait un bon groupe de petits passereaux colorés dans l’arbre au-dessus de nous. Comme à son habitude, Claire se précipitât sur son appareil photo pour les prendre en photo. 

Et là ce fut le drame… Son appareil refusait de déclencher. Après différent essai, le verdict tomba, sans carte mémoire l’appareil prenait bien les photos mais avec une carte mémoire, il ne se passait rien et ceux peu importe la carte. La panne venait du lecteur de carte intégré à l’appareil photo. Il nous était impossible de faire quelques choses et bien entendu, il n’y a pas de réparateur d’appareil photo sur la gibb (et il n’y a même pas internet pour chercher une solution). 

La mort dans l’âme, Claire se résigna à ranger son appareil photo dans la voiture en attendant notre prochain passage dans une ville. Le reste des images de la Gibb River road ont donc été prises au smartphone. 

Adcock gorge

Nous y accédâmes via une petite route encore, plus abîmée que celle pour aller à Bell Gorge. La fin de la route, est tellement difficile, que seuls les plus gros et plus haut 4×4 pouvaient s’y aventurer. L’état de la route pouvait s’expliquer seulement par le fait, qu’en période humide, la route était totalement sous l’eau. Ce qui a déformée la route.

Nous dûmes faire la fin de la route à pied pour plus de sécurité.

Il n’y a eu personne, sauf un couple qui repartait. L’endroit ne semblait pas connu et très peu fréquenté.

En marchant vers la cascade, nous pûmes voir sur les côtés des grandes mares pleines de nénuphar fleuri. Nous avançâmes lentement, le chemin n’était pas clairement identifié.

Nous finîmes par déboucher à l’endroit de la cascade, au bout de dix minutes de marches. La chute d’eau était à sec. La saison sèche étant déjà bien avancée, il n’y avait presque plus d’eau dans cette gorge. Les poches d’eau restante bien stagnante ne donnait pas vraiment envie de s’y baigner (même à Claire et Mayeul c’est pour dire). 

Et pour finir de nous convaincre, au bord de l’eau, sur une pierre, gisait le cadavre d’un crocodile d’eau fraiche. Vu la taille de l’animal (assez petite), il semblerait que c’était un jeune qui a dû se faire surprendre par la saison sèche et qui piégé dans cette gorge n’a pas réussi à se nourrir correctement. 

Nous comprîmes pourquoi cette gorge était si peu fréquentée. L’impossibilité de s’y baigner, la rendait peu intéressante pour les touristes Australiens. Nous ne restâmes pas longtemps, mais nous appréciâmes le paysage de cette gorge, différente de celui que l’on avait pu voir précédemment. 

Galvan gorge

Nous prîmes la route pour nous rendre à la gorge de Galvan.

La gorge est très proche de la route et l’accès se fait à pied via un petit chemin.

La chute d’eau est également à sec à ce moment de la saison. L’endroit reste malgré tout très joli à voir et très reposant. De plus, elle est majoritairement à l’ombre.

Une corde y était installée sur un arbre, dont les branches se trouvaient au-dessus de la retenue d’eau naturelle formé par la rivière à sec pendant la saison sèche.

Des enfants s’amusaient à se balancer au-dessus et sauter dans l’eau. La place fût beaucoup plus paisible.

Une peinture aborigène était dessiné sur les parois qui entouraient la gorge.

Nous sommes arrivés en fin de matinée et nous sommes restés une partie de l’après-midi à nous prélasser au bord de l’eau et à nager.

Le crocodile de Galvan gorge

Alors que nous nous baignons et que les enfants continuaient à sauter dans l’eau, un crocodile apparût. Il barbotait tranquillement dans l’eau. De petite taille (moins d’un mètre), il s’agissait comme à Adcock Gorge d’un jeune qui s’est fait piégé par la saison sèche. 

Au premier abord nous ne fûmes pas très rassuré de voir un crocodile barboter avec nous. Nous savions que cette espèce (le crocodile d’eau douce) n’est pas agressive et que nous pouvions rester à l’eau avec lui. Il y a tout de même une petite différence entre le savoir et le faire. mais comme, il nous ignorait royalement, on a décidé d’en faire de même. 

L'attaque


La règle d’or pour être tranquille : c’est de ne pas s’en approcher. Un touriste semblait l’avoir oublié. Il s’est approché de lui pour le filmer avec sa caméra sportive. Arrivé à environ 50cm de l’animal (ce qui fait très  (trop) près), le crocodile agacé d’être dérangé dans sa sieste méditative fit volte face gueule ouverte prêt à mordre et se rua alors sur lui. 

L’homme par réflexe, eu juste le temps se mettre sur le dos et de battre des pieds très fortement en hurlant de peur. Quelques secondes plus tard, le crocodile arrêta sa charge. C’était juste un moment d’intimidation extrêmement angoissant.

Les crocodiles d’eau douces ne mangent pas les humains contrairement à son homologue marin, mais se faire mordre par eux, est extrêmement douloureux et peut faire de gros dégâts. Ils ont quand même de grosse dent. On a pu voir avec cet exemple, que l’on peut nager avec eux sans problème mais essayé de s’approcher très près et une très mauvaise idée. ça reste un animal sauvage qu’il faut laisser tranquille et ne pas aller déranger (comme toutes les autres d’ailleurs). 

Photographie de Mayeul

Dans le prochain article, nous visiterons le village de Gibb.